Mauritanie : Le FMI valide de nouveaux décaissements

Le Conseil d’administration du FMI a achevé plusieurs revues des programmes en cours avec la Mauritanie, ouvrant la voie à un nouveau décaissement immédiat d’environ 91 millions de dollars.

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé les cinquièmes examens relatifs à l’accord mixte de facilité élargie de crédit (FEC) et de facilité élargie de financement (FEF), d’une durée de 42 mois, ainsi que le quatrième examen de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), a annoncé l’institution dans un communiqué publié à Washington.

Ces examens, approuvés initialement en janvier 2023 pour la FEC et la FEF et en décembre 2023 pour la FRD, permettent un décaissement immédiat de 65,88 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 91 millions de dollars américains, équivalant à près de 84 millions d’euros. Ce montant comprend 6,44 millions de DTS au titre de la FEC et de la FEF, ainsi que 59,44 millions de DTS au titre de la FRD. Le total cumulé des décaissements en faveur de la Mauritanie atteint ainsi 191,8 millions de DTS, soit environ 258 millions de dollars, correspondant à près de 237 millions d’euros.

Selon le FMI, l’économie mauritanienne a enregistré une croissance soutenue de 6,3 % en 2024, avant un ralentissement attendu à 4,2 % en 2025. Cette décélération est attribuée à une contraction du secteur extractif, malgré la poursuite d’une dynamique favorable dans les activités non extractives. À moyen terme, les perspectives demeurent « favorables », selon le FMI, portées par les investissements publics dans les infrastructures et par l’implication accrue du secteur privé, dans un contexte toutefois marqué par des incertitudes mondiales et des risques sécuritaires régionaux croissants.

Le FMI souligne que les résultats du programme restent conformes aux attentes. Tous les objectifs quantitatifs fixés pour fin juin 2025 ont été atteints, et la majorité des indicateurs structurels prévus dans le cadre des accords FEC/FEF ont été mis en œuvre. Les réformes liées à la facilité pour la résilience et la durabilité progressent également, bien que de manière plus graduelle.

À l’issue des délibérations, le directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura, a salué la résilience de l’économie mauritanienne, appuyée par des politiques « prudentes et bien calibrées ». Il a mis en avant une gestion budgétaire rigoureuse, incluant l’adoption et l’institutionnalisation d’un ancrage budgétaire, contribuant à la stabilisation de la dette et à la réduction attendue du déficit du compte courant en 2025, tandis que les réserves internationales se maintiennent à des niveaux jugés satisfaisants.