Le Ministre de la Pêche, des Infrastructures Maritimes et Portuaires M. Moctar Ahmed Bouceif a présenté aujourd’hui mercredi 18 février courant au Conseil des ministres, une communication relative à la mise en exploitation, à la gestion et au développement du Port multifonction de N’Diago.
Compte tenu des investissements publics importants dans le port, du potentiel existant dans plusieurs secteurs et des enjeux de développement économique, la présente communication vise à affirmer le caractère stratégique et prioritaire de ce projet dans le cadre d’un partenariat public-privé, en adoptant une approche intégrée, indique le communiqué ministériel.
Cette approche est fondée souligne le document sur un modèle de gestion performant, l’activation coordonnée des services de base, la clarification du régime foncier et une politique tarifaire et réglementaire attractive.
La mise en place par l’opérateur privé de tout l’outillage portuaire nécessaire, garantissant manutention, logistique et viabilité économique constitue par ailleurs l’un des éléments soutenant cette approche.
Intervenant au cours d’une sortie médiatique du gouvernement axée sur des commentaires fait des ministres sur les résultats du Conseil ministériel organisé quelques heures auparavant, Bouceif a passé en revue les points saillants de ladite communication relative à la mise en exploitation, à la gestion et au développement du port multifonction de N’Diago.
La Mauritanie a investi plus de 300 millions de dollars afin de faire du port de N’Diago un catalyseur de développement, a rappelé le ministre, selon lequel, ce futur pôle économique prometteur est situé dans un endroit stratégique, près des zones agricoles, du Sénégal voisin, entre autres atouts.
Le port de N’Diago devient efficace au moment où la pression est forte sur celui de Nouakchott, sachant par ailleurs que de la capitale économique Nouadhibou a des capacités limités, a ajouté Bouceif.
Malheureusement, la réalisation de cet ouvrage n’a pas englobé le raccordement aux réseaux d’électricité, d’eau et de routes nécessaires à son exploitation, a déploré le ministre.
Afin de remédier aux manquements qui empêchent le port de jouer le rôle qui est le sien, un cadre stratégique nouveau a été pensé autour du partenariat public-privé, a précisé le ministre, selon lequel, ce modèle est l’idéal pour préserver les ressources engagées par l’État et l’opérationnalisation de l’infrastructure.
Le port, a-t-il dit, doit être au cœur du pôle de développement, rappelant que la centrale de 225KW sera construite juste à côté.
De ce fait, le PPP, qui a déjà identifié des acteurs motivés, verra un opérateur privé se charger de la gestion du port, qui mettra en place tout l’outillage portuaire à la hauteur des ambitions du port, en termes de manutention, logistique ou encore la viabilité économique, a ajouté Bouceif.
Par ailleurs, répondant à une question sur la cherté du prix du poisson, le ministre a réaffirmé que la Mauritanie est un pays libéral.
De ce fait, la fixation du prix de cette denrée est impactée par le rapport entre l’offre et la demande.
Le ministre a indiqué que les quantités pêchées à destination du marché local, sont en deçà des besoins.
Pour le ministre, la pêche artisanale peine à trouver des mauritaniens qui viennent booster sa production. Il a toutefois indiqué que l’État s’emploie, toujours, à faire en sorte que les prix des denrées impactent le moins le portefeuille des citoyens.
Justement, en cette veille du ramadan, le ministre a fait un point sur les mesures prises par l’État pour faciliter l’observation du jeûne. D’après lui, près de 14 milliards d’ouguiyas ont été mobilisés, pour que les 9 foires (1 dans chaque moughataa de Nouakchott) soient approvisionnées en denrées de première nécessité, en permanence. Les prix y seront abordables (semblables à ceux du marché central). Il a précisé que les prix sont subventionnés et qu’un mécanisme a été adopté pour la préservation et valorisation des produits locaux.
Au niveau des capitales régionales, plusieurs points de vente seront implantés afin de servir les populations. Et cela, en coordination avec divers acteurs dont Taazour et la société de distribution de poisson au profit d’une dizaine de milliers de familles, a-t-il annoncé. Outre l’accès aux denrées à des prix subventionnés, des cash transferts sont également prévus.
