Nouakchott : les commissions nationales chargées de la gestion des frontières entre la Mauritanie et le Sénégal tiennent leur 3ème réunion

La troisième réunion des commissions nationales chargées de la gestion des frontières entre la Mauritanie et le Sénégal s’est ouverte hier mercredi 25 mars courant, dans la capitale mauritanienne Nouakchott.

Cette réunion vise à jeter les bases d’une coopération exemplaire et à poursuivre le dialogue constructif entre les deux pays en renforçant le cadre institutionnel de la gestion des frontières, la coopération en matière de sécurité, l’échange d’informations,  l’harmonisation des points de passage frontaliers, la lutte contre la contrebande et l’immigration clandestine, la promotion du développement économique et social dans les zones frontalières et la mise en œuvre effective d’une commission technique mixte chargée de la délimitation des frontières.

Les deux parties s’efforceront, à travers la session actuelle, d’évaluer les progrès accomplis, d’identifier les défis existants et de tracer de nouvelles perspectives pour une gestion conjointe, sereine et efficace de leur espace frontalier commun, a précisé à cette occasion, le ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du Développement local.

Le bassin du fleuve Sénégal, qui constitue un espace de vie commun et regorge de grandes opportunités, est en même temps confronté à des défis majeurs tels que la vulnérabilité face aux changements climatiques, les risques d’inondations et de sécheresse, les pressions liées à l’immigration et les différentes formes de criminalité transfrontalière, a souligné quant à lui, le directeur général de l’administration régionale au ministère de l’Intérieur, Zayed Ledhan Ould Val Oumou.

Face à ces défis, la Mauritanie et le Sénégal ont opté pour une approche avisée, fondée sur la coordination, la solidarité et le réalisme, et s’appuyant sur le dialogue, la concertation et l’action commune, ainsi que sur la participation des autorités locales, des forces de défense et de sécurité et des communautés locales, compte tenu de leur rôle essentiel dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix, a-t-il souligné.

Cette commission constitue un outil opérationnel essentiel pour mener à bien les travaux de redéfinition et de matérialisation des frontières, renforcer la coordination entre les administrations sectorielles des deux pays, améliorer la surveillance et la sécurité transfrontalières, et promouvoir les initiatives de développement local communes, a précisé de son côté, le général Cheikh Mohamedou Lemine Boukounta Camara, chef de l’état-major particulier du président sénégalais et président de la Commission de gestion des frontières sénégalaises.

Toujours selon lui, la mise en œuvre de cette approche prouve, s’il en fallait une preuve, que les frontières qui nous unissent ne sont pas une ligne de démarcation, mais un lien, un espace de circulation, d’échanges et d’intégration économique, ainsi que des liens culturels et familiaux profondément enracinés.

La frontière commune entre les deux pays constitue, outre ce qui précède, un patrimoine commun qu’il nous incombe de préserver et de valoriser en intensifiant et en renforçant la coopération transfrontalière et en contribuant à l’intégration régionale, à la cohésion sociale et au développement durable de nos sociétés, a-t-il ajouté.