L'APIM et la BAD organisent un forum dédié au secteur privé

Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, le 25 mars 2026 à Nouakchott, un renforcement de son appui au secteur privé mauritanien, lors d’un atelier coorganisé avec l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie (APIM). Objectif : mieux faire connaître ses instruments de financement aux acteurs économiques locaux.

« En Mauritanie, nous voulons orienter davantage de ressources vers les investissements portés par le secteur privé, renforcer notre coopération avec les banques locales et régionales, et soutenir des projets créateurs de valeur ajoutée et d’emplois. Notre ambition est claire : faire du secteur privé un moteur plus fort de transformation économique et d’intégration régionale », a déclaré Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque africaine de développement et responsable pays pour la Mauritanie.

Mme Blomberg a salué les réformes récentes, dont le nouveau code des investissements, le renforcement du cadre réglementaire minier et la consolidation des partenariats public-privé. Elle a insisté sur le rôle central du secteur privé dans la transformation structurelle de l’économie mauritanienne, face aux défis de l’emploi, de la diversification économique et de l’accès au financement.

Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque africaine de développement et responsable pays pour la Mauritanie, lors de son allocution à la cérémonie d’ouverture de l’atelier.

La stratégie du Groupe de la Banque africaine de développement pour le développement du secteur privé du continent s’articule autour de trois axes : améliorer l’environnement des affaires, développer les infrastructures de qualité et renforcer les capacités des entreprises. Concrètement, le Groupe de la Banque soutient déjà l’APIM, en lui apportant un appui technique. Il accompagne les partenariats public-privé et finance des projets structurants comme le Pont de Rosso et le Projet d’interconnexion électrique Mauritanie–Mali, tout en menant plusieurs opérations en faveur de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) et des banques commerciales.

« Le vrai défi n’est pas le manque d’opportunités, mais la capacité à transformer ces potentiels en projets finançables et réalisables. La présence de la Banque africaine de développement à nos côtés aujourd’hui revêt une signification particulière », a déclaré le ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, Abdallah Souleymane Cheikh-Sidia, également gouverneur du Groupe de la Banque pour la Mauritanie.

Le directeur général de l’Agence de promotion des investissements en Mauritanie, Tah Ahmed Meouloud, a souligné que l’atelier aiderait les acteurs privés mauritaniens à mieux comprendre les modalités d’accès aux instruments de financement du Groupe de la Banque. Il a rappelé que la principale institution panafricaine de financement du développement, joue au-delà de son rôle d’institution de financement, un rôle de structuration, de catalyseur de crédibilité et de réduction des risques.

Le Groupe de la Banque a profité de cet atelier pour consulter le secteur privé mauritanien pour préparer sa future stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique du Nord. Les échanges ont permis d’identifier les priorités du secteur privés afin de mieux les positionner sur les marchés régionaux et continentaux, dans un contexte où l’intégration économique est un levier clé de compétitivité et d’industrialisation.

La Banque a également réaffirmé son engagement à accompagner les autorités mauritaniennes pour améliorer durablement le climat des affaires et renforcer les compétences nécessaires à la productivité des entreprises nationales