Les États-Unis insistent sur la médiation pour parvenir à un accord entre l'Algérie et le Maroc sur le Sahara

Des contacts de haut niveau sont prévus à Washington en présence du Front Polisario et de représentants algériens, marocains, mauritaniens et des Nations unies, sous l'égide des États-Unis

Les États-Unis continuent de servir de médiateurs entre l'Algérie et le Maroc afin de parvenir à une solution définitive et consensuelle pour le Sahara occidental.

La question du Sahara occidental fera l'objet d'un nouveau cycle de négociations organisé à Washington les 23 et 24 février 2026, les États-Unis accélérant le rythme pour parvenir à un accord définitif sur le Sahara occidental.

Le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental est considéré comme le plus sérieux, le plus crédible et le plus réaliste pour mener à bien les négociations sur le Sahara occidental et résoudre le conflit sahraoui, qui dure depuis cinq décennies, depuis la fin de la période coloniale espagnole.

C'est ce qu'a confirmé la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) d'octobre 2025, qui a été adoptée avec le soutien des États-Unis et le vote favorable de tous les membres du Conseil, à l'exception de l'abstention de la Russie et de la Chine. Cette résolution a souligné que le plan d'autonomie du Maroc est la base la plus réaliste et la plus solide pour que les parties en conflit parviennent à une solution négociée sous l'égide des Nations unies.

Le Sahara marocain : du projet d'autonomie politique au statut d'autonomie juridique

Le Maroc propose pour le Sahara occidental une large autonomie sous souveraineté marocaine qui donnerait aux Sahraouis une grande capacité d'autogouvernance, laissant à l'État marocain la politique étrangère et de défense, avec l'objectif déclaré du royaume marocain de développer au maximum la région dans tous les domaines, dans le respect des dispositions des Nations unies.

Le Maroc a déjà reçu le soutien de plus de 100 pays pour sa proposition d'autonomie, y compris des puissances telles que les États-Unis, la France, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne ou l'Espagne, qui ont considéré l'initiative marocaine comme la plus sérieuse, la plus crédible et la plus réaliste pour résoudre le différend sahraoui.

Face à cette position, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, grand rival politique du Maroc au Maghreb, défend la tenue d'un référendum sur l'indépendance du peuple sahraoui, qui bénéficie d'un soutien moindre sur la scène internationale.

Les États-Unis avaient déjà soutenu en décembre 2020, sous le premier gouvernement de Donald Trump la proposition d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental en échange du soutien marocain aux accords d'Abraham.

Divers pays arabes avaient établi à travers lesdits accords des relations diplomatiques avec Israël, afin d'améliorer la situation au Moyen-Orient sous l'égide des États-Unis, lesquels ont continué à soutenir le royaume marocain, sous le deuxième gouvernement de Donald Trump avec encore plus de force, si cela est possible.

En effet, l'administration Trump a récemment organisé une rencontre entre des représentants algériens, du Front Polisario, marocains, mauritaniens et des Nations unies, sous l'égide de l'ambassade américaine à Madrid, en Espagne, au cours de laquelle le plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental a été accepté comme document technique de base.

Ce qui représente un signe d'un rapprochement entre les parties en conflit en vue de mener à bien les négociations de manière satisfaisante. 

Le fait que des représentants opposés à la thèse du Maroc, liés à l'Algérie et au Front Polisario, aient assisté à cette rencontre montre qu'ils peuvent parvenir à un accord en acceptant la base du plan d'autonomie du Maroc pour le Sahara occidental afin de trouver une solution à la question de la souveraineté sur le territoire sahraoui. Alors qu'auparavant, l'Algérie n'était même pas considérée comme un interlocuteur impliqué, mais comme un simple observateur. 

Et maintenant, une nouvelle rencontre a été organisée, cette fois sur le territoire américain, afin de remettre en contact les parties en conflit sur l'avenir souverain du Sahara occidental. Objectif : souligner davantage le plan d'autonomie du Maroc comme l'option la plus valable et la plus solide pour déterminer le statut final du territoire sahraoui.

Il s’agit également d’écarter d'autres alternatives, telles que la voie du référendum indépendantiste défendue depuis des années par le Front Polisario et l'Algérie.

Cette option relative au référendum avait perdu du soutien en raison de diverses difficultés, telles que l'élaboration d'un recensement électoral, difficile à réaliser selon divers analystes, en raison de la dispersion de la population entre les Sahraouis vivant sur le territoire sahraoui, que le Maroc considère comme faisant partie de ses provinces du sud, et ceux qui vivent dans des conditions difficiles dans les camps de réfugiés sur le territoire algérien.

Selon diverses informations, notamment celles des médias Rue 20 ou RFI, la nouvelle série de contacts à Washington réunira le Maroc, le Front Polisario, l'Algérie et la Mauritanie, dans le cadre de sessions de dialogue direct, avec la participation de Staffan de Mistura en tant qu'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU, afin de signer le premier accord de paix, tout cela grâce à la forte impulsion donnée par le géant américain pour parvenir enfin à un accord.

Cette série de contacts sur le territoire américain bénéficie du soutien total de l'administration Trump, qui s'efforce de soutenir les efforts de l'ONU par une voie diplomatique parallèle visant à sortir de l'impasse sur la question sahraouie. Deux semaines après la réunion organisée par l'ambassade américaine à Madrid, Massad Boulos, envoyé de Donald Trump pour l'Afrique, réunit le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario dans la capitale américaine afin de promouvoir un accord global.

Selon des sources non officielles citées par le média Rue 20, cette série de contacts aux États-Unis constituera une étape cruciale pour faire progresser les approches constructives visant à renforcer la confiance entre les parties et à trouver des points d'entente communs afin de parvenir à un consensus final sur l'avenir souverain du Sahara occidental

Atalayar