Des membres du gouvernement ont commenté, mercredi 11 mars courant dans la salle des conférences de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), les résultats du conseil des ministres, qui s’est déroulé plus tôt dans la matinée.
Le conseil a examiné et adopté, plusieurs projets de lois, de décrets et des communications, dont ceux relatifs au Code des Douanes, l’organisation de l’école nationale du tourisme, l’approvisionnement du marché et l’évolution du portefeuille des grands marchés, a précisé d’emblée dans son mot introductif, le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, M. Houssein Ould Meddou.
Le comité ministériel mis en place suite à la crise dans le Moyen-Orient, s’est réuni pour la seconde fois, ce mercredi 11 mars 2026, a-t-il précisé, disant que ce mécanisme a été mis en place sur instruction du Président de la République, visant à s’assurer que les stocks en denrées de première nécessité et énergie sont suffisants.
Au sortir de cette rencontre, l’heure est à l’optimisme, affirme Meddou, selon lequel, les stocks actuels permettront au pays de fonctionner correctement pendant plusieurs mois. Il a par ailleurs annoncé que des mesures ont été prises, pour empêcher toute velléité de contrebande ou encore la spéculation.
Il a ensuite invité son homologue de l’Energie et du Pétrole M. Mohamed Ould Mohamed Malainine Ould Khaled, afin d'apporter davantage de précisions.
Afin d’apporter des éléments complémentaires, le ministre a indiqué le baril de pétrole a atteint les 92$, impacté par la crise évoquée plus haut. Toutefois, Khaled a confirmé que le stock en hydrocarbures et gaz est non seulement suffisant, mais qu’il sera renforcé avec l’arrivée prochaine de 5 bateaux. Ceci précise-t-il, fait suite aux orientations du Président de la République, pour pousser les capacités de stockage du pays au maximum.
En outre, le ministre de l’Énergie a déclaré que l’État fera le nécessaire pour la fluctuation des prix sur le marché international n’handicape pas le citoyen. Ainsi, il est préparé pour des prix de baril entre 85-90$, nécessitant la mobilisation de 25 milliards d’ouguiyas. Pour le gaz, déjà 4 milliards d’ouguiyas ont été injectés entre janvier et février. D’après lui, l’État paye 4 mille sur chaque bouteille de gaz.
Le ministre a déclaré que la Mauritanie a envisagé tous les scénarios, dont celui qui verrait le prix du baril atteindre les 140$. Et même dans ce cas, il assuré que l’Etat a les moyens nécessaires pour y faire face, moyennant une enveloppe de 150 milliards.
Pour illustrer son propos, le ministre a indiqué que pour chaque litre de gasoil, une subvention de 100 ouguiyas est appliquée. Il a rappelé que la loi ne permet pas une hausse de plus de 5%, soulignant la baisse récente du prix à la pompe de l’essence.
