Le ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Mohamed Ould Khaled s'est appesanti hier mardi au cours d'une conférence de presse ministérielle, sur un projet de .de loi qu’il avait présenté au Conseil des ministres tenu quelques heures auparavant et relatif à l’Agence mauritanienne de l’hydrogène.
Ould Khaled avait abordé pour la même circonstance les règles organisationnelles et opérationnelles de l'Agence susmentionnée, dont la création s’inscrit selon le miinstres, dans le cadre des efforts du gouvernement visant à concrétiser la vision de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, laquelle ambitionne de faire de la Mauritanie un pôle énergétique d’avenir.
Il a précisé que ce projet de loi définit les organes de l’Agence, à savoir le Conseil d’administration et la Direction générale, en clarifiant les compétences de chacun. Il encadre également le statut des personnels, précise le régime administratif, comptable et financier de l’institution, et lui confère les prérogatives nécessaires en tant qu’agence dotée de l’autonomie financière.
Le texte institue par ailleurs un fonds spécial au sein de l’Agence, dénommé « Fonds de l’hydrogène et de la croissance verte », destiné à soutenir le développement, l’innovation et la mise en œuvre des orientations stratégiques liées à l’hydrogène vert.
Le ministre a ajouté que cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large marqué par l’adoption du Code de l’hydrogène vert le 8 octobre 2024, ainsi que par la mise en place de mécanismes réglementaires et d’un cadre institutionnel destiné à attirer les capitaux internationaux. I
l a souligné que la création d’une agence spécialisée dans l’hydrogène vert marque le passage d’une phase de déclaration d’ambitions et de projets à celle de la construction d’institutions durables chargées de la gestion d’un secteur stratégique émergent.
Une telle structure devrait contribuer à renforcer la coordination entre les différents acteurs, à simplifier les procédures et à réduire les risques liés au développement des projets, améliorant ainsi l’attractivité de la Mauritanie pour les investissements d’envergure dans le domaine de l’hydrogène vert et de ses dérivés.
Il a enfin souligné que cette dynamique repose sur les atouts compétitifs importants dont dispose la Mauritanie, notamment des ressources exceptionnelles en énergie solaire et éolienne, de vastes espaces susceptibles d’accueillir des projets de grande envergure, ainsi qu’une position stratégique sur la façade atlantique. À cela s’ajoute un réseau croissant d’entreprises internationales, autant d’éléments qui confèrent au pays un rôle futur potentiel majeur sur les marchés de l’énergie propre, aux niveaux régional et international.
Le ministre du Pétrole s’est également attardé à une question sur les mesures durables visant à renforcer les stocks nationaux de produits pétroliers, ainsi que les évolutions enregistrées dans ce domaine.
Il a indiqué qu’en raison de l’absence, par le passé, de capacités de stockage importantes à Nouakchott, le ministère était contraint de s’appuyer sur le principal dépôt situé à Nouadhibou, avant d’acheminer les produits pétroliers vers la capitale à l’aide de navires de plus petite taille, dans le cadre du cabotage.
S’agissant d’une question relative à la baisse de la consommation des produits pétroliers et à l’évolution des prix, le ministre de l’Énergie et du Pétrole a expliqué que le mois d’avril a enregistré une diminution de la consommation par rapport au mois de mars, sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les régions de l’intérieur.
Il a précisé que cette baisse s’explique, au niveau national, par plusieurs facteurs, notamment les restrictions de circulation, ainsi qu’une prise de conscience accrue des citoyens quant à la nécessité de rationaliser la consommation et de contribuer à la réduction de l’usage des produits pétroliers, dans un contexte de hausse des prix à l’échelle mondiale.
Il a toutefois souligné que, bien que les prix aient augmenté au niveau national, ils n’ont pas atteint les niveaux observés dans les pays voisins et dans le reste du monde, restant largement en deçà de la hausse enregistrée à l’échelle internationale, où les prix ont connu une forte inflation.
